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sujetâ;
au contra.ire Elle
deâira
de la 1eur conserver dans un degre, qui
deva.it leur faire goftter tout le bonheur d'etre
tranâportes âous
son
Sceptre
blt~ïfaiâant.
De 18. les privileges et immunites conserves ou
a.ccordes aux
Ecclesií.stiques,
aux ord1·es religieux et aux instituts
etaÜlis
pour l'education de la. jeunesse. Leur jouissa.nce n'6tait point atta.chee
8.
d'a.utre condition qu'a celle d'une fidelite inviolab1e et de l'observation
exa.cte de tous les devoirs de bons sujets. Tant qu'i1 n'y aurait pas de
reproches
à
leur fa.ire de
ñå
cote 18., tant i1s devaient se reposer sur
la saintete de
1à
pa.role de Sa. Majeste lmperia.le et sur la validite de
ses promesses solemnellement donnees. Par des preuves non equivo–
ques 1es
sujetâ
Catholiques Romains de l'lmperatrice ont constate
juâqu'ici
leur fidelite et un attachement sincere 8. leurs devoirs; quelle
pourra.it donc etre la raison, qui dftt les frustrer des avantages, qui leur
ont ete une fois accordes? L'instruction de la. jeunesse en est du nombre;
elle
à
ete abandonnee, comme ci-devant, aux soins des religieux et le.
gouvernement
à
remarque avec sa.tisfa.ction, que ceux-ci s'en acquittent
avec succes; comment donc en priver les
ha.Üitans
de la
Ruâsie
Blanche?
Ils doivent cependant l'etre, des que 1es religieux seront mis hors
d'etat d'exercer leur ministere, ou
ñå
qui revient au meme, des qu'il
ne sera point pourvu 8. tems 8. la. continuation de leur existence. Par
ñå
motif et par les p1·incipes de tout gouvernement independant, qui
n'est
reâponsaÜle
8. personne des arrangemens qui lui
paraiâsent
1es
plus
convenaÜles
pour son administration interieure, l'Imperatrice ne
peut point admet.tre de sentiment etranger sur
ñå
qui
convient au
Üien
de son Empire. Des qu"Elle
à
daigne une fois approuye1· tout
ñå
que
l'Eveque de la Russie Blnnche
à
juge 8. propos d'instituer pour 1'utilite
des ecoles dans ces provinces 18. et pour la permanence d'un
eta.Ülisse
ment si utile
8.
l'Mucation de la
jeuneâse,
Sa
Majeâte
ne peut que de–
sirer, que le Sa.int Siege,
Üien
loin de trouver dans le mandement ue
l'Eveque Siestrzencewicz quelque chose de
prejudiciaÜle à
ses interets.,
le regarde
plutát
comme n'ayant pour but qu'un arrangement parti–
culier et domestique, fait par l'autortte et de la pleine connaissance
de Sa Majeste Imperiale. C'est sous
ñå
point de vue, qu'Elle
à
toujours
considere cet a.rrangement, tant dans son principe que dans ses suites
qui tendent
8.
l'avanta.ge evident et exclusif de ses sujets Catholiques
Romains, independant des maximes et des principes qui peuvent conve–
nir
ailleø·s,
ma.is qui ne doivent point influer sur les deYoirs qu'il
importe au Prelat de la Russie Blanche de remplir avant toute autre
chose. 11 n'en est cependant moins zele pour
ñå
qui
à
rapport aux