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qui parait exclure d'nne pa.rt toute
id~e
de pre1rogative
Üle8see,
et de
l'autre celle d'une extenaion d'autorite sur les droits si delicats de la
Souverainete, surtout de la part d'un prince etranger,
et
au
pr~judice
d'une Puissance peu
t'amiliþ·isee
avec tout
ñå
qui aurait l'air d'un par–
tage sur cet article ··dans ses etats. Nous n'avons donc que le bien de
la chose en elle meme
à
discuter. Or, en la
coísid~rant
sans aucune
pr~venti()n,
V.
Å.
sentira, aussi
Üien
que moi, quels aYantages
l~s
catholiques ·de la Russie-Blanche peuvent retirer d'un
Ct.aÜlisseùcít
1
qui seul peut procurer une education
raisonnaÜIP,
et di:;siper les
t~nbl•rcs
que la superstition
à
repandues sur le culte du peuple et d'une partie
du clerge. Par sa place ici, sa dignite dans
l'~glise,
et ses lumieres,
V.
Å.
appreciera,
Üien
mieux que moi,
l'~t0ndue·
du mal· qui· en
resílte
pour la religion. Le seul moyen
d~y
remedier efficacement et constam–
ment etait de confler l'education de la jeunnesse
à
un corps pieux,
eclaire et permanent. Par quels encouragemens et quelles recompenses
pourrions nous esperer d'attirer dans la
Russie-Âlanche
un nombre
suffisant d'hommes instruits pour remplir des vues aussi sages? Il n'y
avait qu'une revolution, comme celle de l'e.xpulsion des Jesuites du
midi de la Chretiennete, pour operer dans le nord lereflux heureux de
ñåâ
hommes voues par etat ala culture des sciences et des lettres. Ainsi
les recueillir et leur offrir une patrie en dedommagement de
ñåÍå
qui
les rejette,
rassemÜler
en
m~me
tems les membres epars de la societe
qui s'est trouvee chez nous, et ne perpetuer leur association qu'a l'ob–
jet unique de l'instruction
puÜlique,
comme le declare expressement
ma Cour, me par:ait un acte de
âagesse,
autant que d'humanite, et
point du tout une infraction dans le sysWme hierarchique et spirituel
de la Cour de Rome.
Pluâ
la religion est eclairee, plus ses
fondementâ âont
solides. C'est
un principe qui n'a pas besoin de preuves. Quel
inter~t
n'a donc pas
le St. Siege de voir l'Imperatrice s'occuper aussi
serieuâement
du soin
de repandre
l'inâtruction
parmi les peuples eloignes de Rome, et qui
sous un gouvernement
moinâ
toJerant et plus jaloux de l'unite de c.ulte
dans
âåâ
etats, aurait pu ceder
à
des impressions heterodoxes. Je sais
mieux que
perâonne~ comÜien
l'Imperatrice est eloignee d'un pareil sy–
steme, et les nouvelles protestations qu' elle donne au St.
SH~ge
de sa defe–
re~ce_
pour ses
inter~ts,
sout.enus de sa conduite pleine de
Üienveillance
pour les catholiques,
formen~
une preuve trop
irrblragaÜle
de ses in–
tentions, pour que Sa
Maj~te
Imperiale ne dftt s'etonner infiniment,
si, non seulement on voulaii trouver mauvais un arrangement pure–
ment civil et
teøporel
dans ses ctats, mais encore si
l',ø
trouvait cou-