sans
agremeât
de ma Souvera.ine: des le moment je quitte mon service
et mes Eglises, pour preuve que je suis pret d'abandonner plutl)t tout
que de desoheir au St. Pere. Sa.ns rega.rder en avant quel Eveque me
succedera, sftrement un plus pieux et plus prudent., ou peut etre au.cun,
je prouvera.i par la que l'interet de l'eglise et non
ðà.â
le mien propre
à
ete le
reâsort
de mes a.ctions. Et comme le bon Dieu ne demandera
a.lors de moi qu'une obole, je me trouverai ausAi riche que je le suis
aujourd'hui. Ma.is je ne m'arrete
ðà.â
un moment sur les moyens de
ma subsistance. Je
âers
Catherine 11. Et un citoyen qui
à
servi telle–
ment quellement l'Empire de Russie pendant quelque temps,
ó åât
toujours pourvu pour le plus long reste de ses jours. ll est
"\'l'ai
qu'il
me serait
Üien
douloureux d'abandonner la vigne qu'a peine ai-je
commence
à
planter, et de quitter le service de la Souveraine
à
qui,
si je vivais encore un autre demi-siecle, je ne pourra.is pas temoigner
la partie
infinitesim~e
de la reconnaissance que je sens pour les
Üien
fa.its dont Elle
à
combie ma communion et moi. Ma.is que fa.ire? les
devoirs de la religion sont les premiers
à
remplir, et Sa Maj. lmp.
n'y gene personne. Je lui ecrirais donc:
Ìà
tres gracieuse Souverainel
Je Vous ai servi penda.nt six ans. De temps
à
autre Vous avez daigne
approuver les secours que je me suis occupe
à
rendre
8.
V
îâ
sujets
Catholiques; et j'etais content. Aujourdhui pour tranquilliser ma cons–
cience et garder
ñå
t,resor que Vous avez repandu
à
larges mains
sur nous tous, je Vous supplie de me permettre de renoncer
8.
mes
fonctions. Une larme ferait. le point. J'absorberais les autres; et j'irais
aupres de quelque temple attendre l'eternite avec consolation, et sere–
nite au sein de l'eglise dont je suis vrai fils et ministre sincere; conso–
lation plus precieuse tous les jours
à
mesure qu'on approche de son
terme.
Alors dans ma chambre je ferais peindre et ecrire l'apologue
âïivante:
Un Directeur
dåâ
jardins contigus, mais qui appa.rtenaient
à
plusieurs proprietaires, aima les abeilles,
pla~a
plusieurs ruches dans
les endroits separes du passage des hommes, les soigna et sans en rien
reserver pour lui-meme,
il
parta.gea toujours tout le miel entre les
abeilles et les indigens. 11 arriva que quelques personnes en furent
piquees
à
la promeuade. Les proprietaires en porterent les plaintes au
Directeur, qui enfin resolut de les detruire toutes. L'automme arrive,
les proprietaires prennent tout le miel,
chasâent
les mouches, et
låâ
fCint vivre des brins de cire trempee dans du miel qu'ils ont laissee
dans les ruches ouvertes. Un proprieta.ire d'un bel et vaste jardin si-