Ñáîðíèê Ðóññêîãî èñòîðè÷åñêîãî îáùåñòâà. Òîì ïåðâûé - page 485

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lui ont ete accordes en consequence sont exactement conformes
8.
ceux~
dont les Nonces Apostoliques sont ordinairement
rev~tus.
11 devaitsentir,
qï'un
tel pouvoir etait aussi insuffisant
à
l'aut01·iser
à retaÜlir ñå
que
Ðàðå
avait detruit, qu'ill'etait
à
lui perrnettre
l'etaÜlissement
d'un nou–
vel Ordre Religieux
danâ
l'Eglise. Mgr. Siestrzencewicz ne pouvait
ðàâ
ignorer, que lcs ci-devant Jesuites du moment de la suppression ont
ce::;se
d'~tre
Reguliers, et que chacun de ces individus n'a plus ete con–
sidet·e comme appartenant
à
aucun Ordre Religieux; par consequence il
est
viâiÛe
qu'il
à
agi contt·e sa propre conscience.
Ìàiâ ñå
qui montre
encore
pluâ
clait·ement que cet
Ev~que
est en contradiction avec lui
m~me,
et qu'il
à
sciemment outrepasse ses
pouvoirâ,
c'est qu'il dit dans son
Mandement, qu'il accorde aux ci-devant
Jeâuites
la permission d'ouvrir
un Noviciat, et d'aggreger des nouveaux sujets
à
leur lnstitut, en avou–
ant par la ta.citement, que cet Ordre etait aneanti, puisqu'il etait defendu
de faire
ñå
qu'il accorde actuellement de
âîn
autorite privee; d'au–
tant plus, que les Ordres Religieux, consideres comme tels, n'ont
ðàâ
besoin d'une
semÜlaÛe
pe1·mission pour recevoir des Novices,
comme les ci-devant Jesuites n'en avaient besoin eux memes avant la
suppreâsion.
Quoique
ñåâ
reflexions, qui se
preâentent
d'elles-memes
à
la lec–
ture du
Reâcrit
Apostolique, en confrontat.ion du Mandement de l'Eveque
n'ayant certainement point echappe
à
la clairvoyance du Ministere de la
Cour Imperiale de Russie, cependant comme cette demarche hasardee
avec tant d'eclat par
l'Ev~que
Latin Catholique, pourrait par sa singu–
larite
m~me
faire quelque impression
âur l'eâprit
de S.
Ì.
l'Impera–
trice de
touteâ
les
Russieâ,
et elever quelques doutes sur les
verita.Üles
sentimens du Chef
visiÜle
de
l'Egliâe
Catholique Romaine
à
l'egard
des
individus de la ci-devant Compagnie de
Jåâuâ,
on
à
tAche
de
låâ
developper succinctement dans cet Expose, afin que S.
Å.
Mgr. le
Comte de Stackelberg, Ambassadew· de Russie en Pologne, ait la bonte
de la faire parvenir
à
Sa Cour pour lever toute incertitude, que cette
demarche aurait pu faire nattre et pour tout autre effet, qui peut resul–
ter de l'eclat.ante protection accordee par S.
Ì.
l'lmperatrice de toutes
les Russies aux Catholiques de Son Empire.
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