Ñáîðíèê Ðóññêîãî èñòîðè÷åñêîãî îáùåñòâà. Òîì ïåðâûé - page 172

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.WÈØ
dont il n'est
goere
d'exemples dans
låâ histoirì,
qae
lors~
qu'il est arrive que l'une des parties
belligeraâtes
s'est trouvet>
àÜåî•
lument sans ressources et dans lt•
ñ8.8
de ne pouvoir eviter sa ruine,
que par une paix
À
tout prix.
On eroit devoi1·
t~oumettre
au propre jugement de Sa Majeste
l'Jmperatrice de Russie, si la P01·te,
Üietl
loin
d'~tre
dans
ñå
cas,
n'est pas tout
àî
contraire en etat de pouvoir faire eneore plusieurs
campagnes, sans avoit• de pertes plus essentielles
à
apprehender, ' que
eelles, qu'elle
à
dejA faites .
.Ìais ñå
que l'on ne saurait ase dispenser d'observer, C'est qu'il
est
impossiÛe
que la Porte puisse ne pas sentit· que l'independance
des Tartares n'entratne necessairement leur dependance de la Ru88ie.
Que par la privation de leur dependance et la perte de toutes
les cOtes de la Mer Noire en Europe elle perdrait et transmettrait en
eebange
à
la
Roíie l'avaïtage
precieux du
deÜouche
de toutes les
rivi~res consideraÜles
par lesquelles on peut faire parvenir des pays
les plus eloignes toutes les matieres et tous les agrets propres
À
l'eta–
Ûissement
d'une marine
formida.Üle
et
toítes
lfJS
subâistences
neces–
saires
à
l'entretien des armees.
Que par la la ville de Constantinople
se~t
constamment expo–
see
au danger de pouvoir
~tre
affamee
et saccagee. Enttn:
Que la paix sur le pied du plan propose par ses effets neees–
sairs donnerait
à
I'Empirt' de Russie une augmentation de puissant>e
des plus
consideraÛes
et
Dt>
laisserait
t'D
eehange
8.
l'Empit·e Ottoman,
que la triste perspet'tive de
11à
destruction, un peu plus ou un pett
moins eloignee, mais
inevitaÛe,
et que
moyennaít
t.out cf'la,
iJ
parait
~tre
contre toutf>
vra.isemÛance,
que
1
'îï puisì(•
eng&gf'r la Porte
à
souscrire
8.
de pareilles
c.~onditions
de paix.
Ï
en est
8.
peu
pr~s
de
m~me
de la Maison d'Autriche.
L'independance
dåâ
Ta.rtares est absolument
incompatiÜle
avec la
s4rete et tranquilJite dt• ses etats, et Je passagf_l de la Moldavie et. de
la Vallachie sous une autre domination
quel~onque åít
dans le
m~me
cas.
l...es Tartares independants deviendraient un ennemi
possiÛe
de pltts
pour la Hongt·it•, qui n'a eu juequ'ici que lee Turcs
à
craindrf.>, et
qui par la
âuite
serait d'autant plus fondee
À conâtamment
apprehendE'r
les invasions de
ñåâ
barbares, qtte tentes par l'appas de11
avantagt-~
qu'ile pourraient trouver danfl
(\åê
provinces ausei richet1 et
aÜondantE'~
÷uå
celles de
ñå
royaume, iJs s'y
determiâeraient
d'autant plus fari–
lemeât
qu'ils compteraient, commt- dt- ntiRon, snr J'impossihilite
îÜ
l'ott
1...,162,163,164,165,166,167,168,169,170,171 173,174,175,176,177,178,179,180,181,182,...578
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