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части ар:м.iи, а вапротивъ того ожидаемое пос~щевiе васъ :коро.u прус
с:каго, все:м:tрво требова.ш приШiть противъ иревосходной иногАа
ero
CJLUJ:
и ДJIH сохраневi.я ар:мiи не:м:едJiевно над.~ежащiн :к~ры, о :которliПъ иа
:кою ре.tнцiю ссыJiаюсь. Въ о:кончавiи прошу прИШiть ув~реиiе и пр.
гр. Петръ Са.1ты:ковъ.
Р.
S.
(Собствеииоручио)
Votre Excellence peut voir avec quelle
arro–
gance
Мrs.
les Autrichiens agissent avec nous. Pour le premier jour que j'ai
pris le commandement de l'armee 1\'1-r. de Plonquette vint chez (moi)
et fort fierement me demande
се
que je veux faire; je lui repondis
Ьon
nement que j'allais en Pomeranie chercher du fourage; ne voulant pas dire
que le Roi marche,
il
m'envoya
се
memoire, que j'envoye
а
la conference.
Au premier terme, il s'etonne comme si j'etais sous ses ordres. Peut
оп
ecrire comme cela
а
un Marechal. Pourquoi que not1·e Springer n'ose rien
demander
а
Dauu. Je ne lui ai rien repondu, mais quand il
vien~ra
je
lui dirai que j'execute les ordres de mon Imperatrice,
il
peut ecrire
а
Daun
et
а
sa cour. M-r. Daun pretend-il ·que c'est nous qui devons tout faire
et lui rien. Le meme jour au soir
il
lui est arrive un officier de chez
M-r. Daun avec avis que le Roi de Prusse marche
а
force sur nous
ayant pris le Prince Henri, et
il
est fort de soixante dix mille hommes.
M-r de Plonquette quoi qu'il fit
semЪlant
de m'annoncer cette nouvelle avec
un air de tristesse, mais
оп
peut voir qu'ils sont
Ьieu
aise de nous mettre
le Roi sur les bras, puisque M-r le Marechal Daun le veut suivre deux
а
trois. marches, c'est
а
dire lui donne le temps de nous battre
а
son
aise,
се
qui arrivera tres s11rement puisque toute notre armee est dispercee.
Je n'ai ici que 22 m. hommes qui ue sont pas suffisants contre 70 m. L'ex–
pedition de Berlin pourra
Ьien
nous couter cher; et cela par
се
que elle
·etait mal dirigee; on aurait pu le faire sans perdre un
Jюmme,
et sans
separ~r
l'armee. Dans un temps critique comme celui-la j'aurais pu me
dispenser de prendre le commandement de l'armee et de m'en aller sur
la Vistule, puisque j'ai
re~u
la permission, mais j'aime mieux mourir ou
etre malheureux jusqu'a tout
а
l'armee; afin Dieu sait
се
qu'il sera avec
nous. Je fais et je ferai tout
се
que je pourrai, mais je crains fort, d'autant
plus qu'on ruine tous nos chevaux par des
saЪles
qu'il
у а
dans le pays
ici; surtout nos chevaux d'artillerie n'en peuvent plus. En un mot, Votre
Excellence, je me trouve dans une triste situation; un autre n'aurait pas
pris le commandement dans l'etat que l'armee
у
est; je voulais aussi m'excu–
ser, mais on
ш'а
force avec des prieres; et j'aime mieux sublr le sort de